L’histoire des aéroports de Montréal est tapissée d’erreurs néfastes.
Montréal-Trudeau, qui a supplanté Mirabel après une interminable saga, ne répond plus à la demande. Elle se classe dans les derniers rangs en Amérique du Nord en termes de satisfaction de la clientèle. Ses problèmes de congestion routière font aussi régulièrement les manchettes.
Professeur au Département de gestion des opérations et de la logistique à HEC Montréal, je démontre dans mon récent ouvrage sur le sujet que même avec des taux de croissance relativement modestes, on risque d’atteindre la capacité ultime de l’aéroport Montréal-Trudeau, soit celle des pistes, d’ici 2047. Cela n’est pas très loin dans un contexte d’infrastructures aéroportuaires.
Que faire ?
L’ADM, la société Aéroports de Montréal, fait face à plusieurs dilemmes : comment s’ajuster à la reprise de l’achalandage ? Comment financer les projets d’investissements nécessaires pour répondre à la demande ? Doit-on négocier avec le gouvernement fédéral pour revoir le modèle d’affaires actuel qui ne nous permet plus d’assurer le financement du développement prévu ?
Et surtout, comment en est-on arrivé là ?
La Presse canadienne/Ryan Remiorz
Retour en arrière
On a construit un deuxième aéroport, Mirabel, inauguré en 1975, alors que celui de Dorval pouvait répondre à la demande pour plusieurs années encore, les prévisions d’achalandage de l’époque étant beaucoup trop optimistes. Il y avait certes les plaintes des riverains concernant le bruit des avions, mais ces mêmes résidents allaient militer pour le maintien de leur…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Jacques Roy, Professeur, Département de gestion des opérations et de la logistique, HEC Montréal

