L’Alliance écologique et sociale exprime son soutien à la mobilisation des paysan∙nes dans un contexte de cristallisation des colères contre la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La brutalité avec laquelle est menée la politique sanitaire du gouvernement, sans concertation ni construction commune avec les éleveurs et les éleveuses, sans suffisamment accompagner ces dernier∙es face aux pertes subies, est d’une grande violence. Elle met également en danger les agent∙es du ministère de l’Agriculture en première ligne pour la mettre en œuvre, et qui sont pris∙es pour cible de façon inacceptable.
L’Alliance écologique et sociale exige :
- Une réelle concertation avec les éleveurs et éleveuses sans privilégier un interlocuteur sur les autres.
- La protection par l’État des agent∙es du ministère de l’Agriculture.
- Un plan de transition sociale et écologique de l’agriculture et de l’alimentation.
Ce qui est en jeu dans cette crise n’est pas le respect ou non de normes sanitaires, nous réaffirmons que l’existence de ces normes est d’intérêt général. Mais nous dénonçons le fait que, dans le cas présent, le protocole alternatif pour éviter l’abattage systématique, soutenu notamment par la Confédération Paysanne, a été d’abord balayé d’un revers de la main par le gouvernement avant de faire l’objet de l’annonce d’un groupe de travail bien tardif et sans que soit levé le premier protocole. Ce protocole alternatif s’appuie sur la vaccination, qui permet l’abattage sélectif, et sur la surveillance renforcée du troupeau.
Or les 350 000 premières doses vaccinales proviennent de stocks européens d’urgence issus d’un laboratoire sud-africain. Depuis, ils sont commandés à flux tendu à un laboratoire du groupe Merck aux Pays-Bas. Un enjeu de souveraineté se pose sur la capacité de maîtriser la production des doses suffisantes en cas de propagation et de…
Auteur: Alliance Ecologique et Sociale

