Août 2017. Un sous-marin privé, de fabrication artisanale, le Nautilus, sombre au large de Copenhague. À bord, son concepteur danois Peter Madsen et une jeune journaliste suédoise, Kim Wall. Sont-ils vivants ? Kim demeure introuvable mais le savant qui l’a accompagné, lui, s’en sort indemne.
L’homme, interrogé par la police, modifie constamment sa version des faits. Une enquête longue et difficile se profile. Quand la Marine nationale retrouve le sous-marin, il faut le sortir de l’eau et essayer d’y trouver quelques traces dans un habitacle « lavé » par des milliers de mètres cubes d’eau de mer.
Au service de la vérité
Ce qui frappe dans cette minisérie de six épisodes, dont le titre original est L’enquête, c’est l’opiniâtreté du chef de la brigade criminelle, Jens Moller, brillamment incarné par l’acteur Soren Malling. Son personnage, un homme sobre et réservé, fait preuve d’une empathie discrète, sincère. Au service de la vérité et à n’importe quel prix, les enquêteurs de son service vont littéralement fouiller la mer, interroger, investiguer, sans relâche. Le réalisateur Tobias Lindholm (coscénariste d’épisodes de la série Borgen, créée par Adam Price) a choisi de s’attacher uniquement au travail de ces femmes et hommes de l’ombre en quête du coupable.
Inspirée d’une histoire vraie qui a défrayé la chronique et traumatisé le Danemark, la série ne montre rien de sordide. On suit les recherches pas à pas, et celles-ci prennent du temps. Si les équipes finissent par reconstituer les événements et le trajet du sous-marin, ce n’est pas suffisant pour faire accuser le suspect. Il faut alors tout reprendre à zéro, avec humilité. Une enquête hors norme et une série captivante.
L’affaire Kim Wall
Une série danoise de Tobias Lindholm, en six épisodes de 45 minutes.
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Auteur: Natacha Kotlarevsky

