Au cours des 15 dernières années, il y a eu une demande croissante tant au sein qu’en dehors du secteur de l’enseignement supérieur pour que les pays africains produisent plus de titulaires de doctorat. Pour ce faire, il est important de savoir ce qui empêche les étudiants de poursuivre ou d’achever leurs études de doctorat.
C’est ce qu’ont fait les auteurs d’un nouvel article de synthèse, en se concentrant sur l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Nigeria. Cinq thèmes se dégagent de leur travail : les profils sociodémographiques des doctorants, l’accès au financement, la disponibilité des ressources et de la formation, les expériences avec les directeurs de thèse et les mécanismes personnels d’adaptation_.
The Conversation Africa s’est entretenu avec les auteurs de l’article, Oluwatomilayo Omoya, Udeme Samuel Jacob, Olumide A. Odeyemi et Omowale A. Odeyemi, pour en savoir plus sur leurs conclusions.
Pourquoi est-il important pour les pays africains de produire des diplômés de doctorat ?
Il a été démontré que les programmes de doctorat jouent un rôle crucial dans l’avancement de la recherche, de l’innovation et du progrès économique et scientifique.
En effet, plus un pays dispose de capacités de recherche, plus il sera en mesure de combler les lacunes en matière de soins de santé, de surmonter les obstacles économiques et de lutter contre l’insécurité alimentaire. Ce point a été souligné, entre autres, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union africaine (UA).
La formation doctorale développe l’expertise académique. Elle stimule la croissance dans de multiples secteurs, tels que la santé, l’éducation et la technologie. Elle favorise également un environnement propice à l’émergence de solutions créatives et pratiques aux défis locaux.
Quels sont les principaux obstacles rencontrés par les doctorants dans les pays que vous avez…
Auteur: Oluwatomilayo Omoya, Lecturer in Nursing (Teaching and Reseach), Flinders University

