Mais António Guterres a prévenu que cette évolution ne garantira pas la stabilité.
« La multipolarité, à elle seule, n’est pas une garantie de paix », a-t-il déclaré. Sans une coopération forte, elle risque d’alimenter les rivalités plutôt que l’équilibre.
S’exprimant lors d’un sommet entre l’UA, l’union politique et économique du continent africain, et l’UE, le bloc des 27 États européens, à Luanda, en Angola, il a soutenu que les deux régions pourraient former un « axe central » pour un ordre mondial plus juste.
Il a affirmé que cela pourrait corriger les « injustices historiques » et donner une véritable voix aux pays longtemps exclus des instances de décision internationales.
Il a souligné trois domaines où la coopération peut être un moteur de changement.
1. Réformer le système financier mondial
Le chef de l’ONU estime que les règles financières actuelles sont « injustes et inefficaces ». De nombreux pays africains restent prisonniers du remboursement de leurs dettes, ce qui limite considérablement leurs possibilités d’investissement.
Il a appelé à mettre fin à la dette insoutenable, à tripler la capacité de prêt des banques multilatérales de développement et à accorder aux pays en développement une plus grande influence sur la finance mondiale.
« Ensemble, vous pouvez mettre fin à l’injustice de la pauvreté », a-t-il déclaré aux dirigeants présents. Il a ajouté qu’en travaillant de concert, les régions peuvent également s’attaquer aux causes des migrations irrégulières et des déplacements de population.
2. Transformer le potentiel climatique en opportunité
L’Afrique possède un immense potentiel solaire et éolien, ainsi que de nombreux minéraux nécessaires aux technologies d’énergie propre. La demande pour ces minéraux triplera d’ici 2030.
M. Guterres a déclaré que cela offre l’opportunité de dépasser l’exportation de matières premières et de développer des…
Auteur: Nations Unies FR

