S’adressant au Conseil, il a souligné que sa composition reflétait l’équilibre des pouvoirs à la fin de la Seconde Guerre mondiale et n’avait pas su suivre le rythme d’un monde en mutation.
« En 1945, la plupart des pays africains d’aujourd’hui étaient encore sous domination coloniale et n’avaient pas voix au chapitre dans les affaires internationales », a déclaré M. Guterres, lors d’un débat intitulé « Remédier à l’injustice historique et renforcer la représentation effective de l’Afrique au Conseil de sécurité », organisé par la Sierra Leone, qui préside le Conseil au mois d’août.
« Nous ne pouvons pas accepter que cet organe mondial de paix et de sécurité prééminent n’ait pas de voix permanente pour un continent de plus d’un milliard de personnes… ni que les points de vue de l’Afrique soient sous-estimés sur les questions de paix et de sécurité, tant sur le continent que dans le monde », a ajouté le chef de l’ONU.
Corriger l’injustice
Le Secrétaire général a souligné la nécessité de corriger cette injustice.
« Pour garantir la pleine crédibilité et la légitimité de ce Conseil, il faut tenir compte des appels de longue date de l’Assemblée générale des Nations Unies, de divers groupes géographiques – du Groupe arabe au Benelux, aux pays nordiques et à la CARICOM – et de certains membres permanents de ce Conseil lui-même, pour corriger cette injustice », a-t-il déclaré.
M. Guterres a rappelé sa note d’orientation, le Nouvel Agenda pour la paix, présentée en juillet dernier. Ce cadre est au cœur des négociations sur le Pacte de l’avenir, qui doit être adopté lors du Sommet de l’avenir le mois prochain.
« Le Sommet offre une occasion cruciale de progresser sur ces questions et de contribuer à garantir que tous les pays puissent participer de manière significative aux structures de gouvernance mondiale sur un pied d’égalité », a déclaré le chef de l’ONU aux membres…
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Auteur: Nations Unies FR

