L'agriculture « tient » grâce à des travailleurs étrangers précaires

Pour résister à la concurrence et pouvoir maintenir des prix de vente bas, de nombreux agriculteurs ont recours à des saisonniers étrangers.
A la précarité de très nombreux agriculteurs s’ajoutent la précarité de nombreux employés agricoles.
Encore une illustration de l’impasse mortelle du capitalisme, où la fabrication de toujours plus d’argent passe avant toute chose, où certains marchés porteurs imposent de maintenir des prix bas pour d’autres.

 Les saisonniers étrangers, piliers invisibles de l’agriculture – Tous les ans, des milliers de personnes, venues notamment du Maghreb, affluent dans les fermes françaises pour travailler. La résidence leur est pourtant refusée, quelle que soit leur ancienneté dans la profession.
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des dizaines de milliers de saisonniers agricoles étrangers travaillent chaque été dans les vergers, les domaines viticoles ou les serres maraîchères françaises.
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Si ce recours à la main-d’œuvre étrangère existe depuis le XIXe siècle, il s’est largement accentué à partir des années 1950 et plus encore ces vingt dernières années, principalement au sud de la France. « Avant, je travaillais avec des jeunes du secteur et depuis une dizaine d’années, je n’embauche plus que des étrangers », témoigne Francis Seyvet, arboriculteur dans la Drôme
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Moins au fait de la législation, et dépendant de l’employeur pour se voir proposer un contrat l’année suivante, les travailleurs étrangers représentent une main-d’œuvre docile, plus à même de s’adapter aux contraintes du marché.
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Chez les agriculteurs, on ne s’en cache pas, les ouvriers étrangers sont souvent préférés. Comme en Ardèche, dans la ferme de Judith et Jérôme, où cinq salariés marocains sont employés pendant six mois
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Derrière ce débat se cachent les rouages du modèle agricole. « L’orientation productiviste a aussi servi à faire baisser les prix de vente des produits agricoles…

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