De Teddy Riner au Youtubeur TiboInShape, les prises de positions se multiplient autour de la proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux ostentatoires, dont le voile, dans les compétitions sportives, y compris au niveau amateur.
Ce texte, adopté au Sénat en février, doit encore être examiné par l’Assemblée nationale. Il a divisé jusqu’aux membres du gouvernement, avant un rappel à l’ordre du premier ministre François Bayrou.
Un texte déposé par un sénateur LR
Le sénateur (LR) de l’Isère, Michel Savin, est à l’origine de cette proposition de loi. « Après nos écoles, ce sont maintenant des enceintes sportives qui assistent, impuissantes, aux tentations communautaristes. Il est temps de sanctuariser le domaine sportif où la neutralité s’impose et de réaffirmer haut et fort que la République l’emporte sur la loi religieuse », expliquait-il.
Selon l’élu, les sports les plus concernés par les atteintes à la laïcité sont le football, les sports de combat, le tir à l’arc ou encore la musculation. Estimant que les fédérations sportives sont « délégataires de service public », il suggère à l’État de légiférer en inscrivant dans le code du sport l’interdiction du « port de tout signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique ou religieuse » lors des « compétitions départementales, régionales et nationales ».
Son texte a été adopté au Sénat en février, par 210 voix contre 81.
Cacophonie au sein du gouvernement
Mi-mars, des ministres ont exprimé leur désaccord. La ministre de l’éducation, Élisabeth Borne, a suggéré qu’il était de « la responsabilité des fédérations [sportives] de définir leur règlement intérieur ». Actuellement, la fédération de football interdit le port du voile – ou d’autres signes d’appartenance religieuse et politique – mais ce n’est pas le cas, par exemple, de la fédération de handball.
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Auteur: Elisa Brinai

