Alors que des rapports indiquent qu’un retour à la guerre ce week-end pourrait avoir été évité grâce à l’annonce par le Hamas qu’il se conformerait à l’accord de libération des otages israéliens, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a déclaré que les équipes d’aide « saisissaient toutes les occasions » pour apporter autant de secours que possible aux Gazaouis qui en ont le plus besoin.
S’exprimant depuis le nord de Gaza, René Nijenhuis, de l’OCHA, a souligné que la principale préoccupation des familles était que le cessez-le-feu soit maintenu.
Il a expliqué que la trêve fragile avait permis aux équipes humanitaires d’obtenir des camions-citernes et d’atteindre les personnes qui « ont désespérément besoin d’aide. Elles ont besoin d’un abri, elles ont besoin d’une école », a déclaré M. Nijenhuis. « Les enfants supplient : ‘Où est mon école ? Je veux aller à l’école’ », a ajouté le responsable de l’OCHA.
Les camions d’aide sont une planche de salut
Des milliers de camions transportant de la nourriture, des abris et des médicaments sont entrés dans la bande de Gaza à un rythme d’environ 600 par jour depuis le début du cessez-le-feu le 19 janvier – bien plus que ceux autorisés pendant les hostilités déclenchées par les attaques terroristes menées par le Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
Rien que mercredi, plus de 800 camions ont livré des biens vitaux à Gaza, a indiqué l’OCHA, tandis que l’agence des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine, l’UNRWA, a déclaré avoir désormais atteint 1,5 million de personnes avec des colis alimentaires depuis le début du cessez-le-feu – et en avoir suffisamment pour atteindre le reste de la population de Gaza.
Depuis que les forces israéliennes se sont retirées de certaines parties du corridor de Netzarim qui sépare le nord et le sud de Gaza, on estime que plus de 586.000 personnes ont traversé…
Auteur: Nations Unies FR

