Sous la coupole de l’Assemblée générale, mercredi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a dressé un tableau sans détour des menaces pesant sur le régime mondial de non-prolifération nucléaire.
Des centrales ukrainiennes en zone de guerre aux questions en suspens sur les activités iraniennes, en passant par la reprise prudente des inspections en Syrie, « les risques nucléaires se multiplient comme jamais auparavant », a-t-il averti, en présentant le rapport annuel de l’agence pour 2024.
« Nous devons savoir exactement quelle est la situation concernant les matières et les activités nucléaires », a insisté M. Grossi, soulignant que la confiance – une fois perdue – « met en péril la paix et la sécurité internationales ».
Un dialogue à rétablir avec l’Iran
Après plusieurs mois de tensions, l’AIEA tente de renouer avec Téhéran des relations que M. Grossi juge « indispensables ». L’agence, a-t-il rappelé, « travaille avec un engagement total pour rétablir un dialogue » sur les régimes d’inspection et l’enrichissement d’uranium, conditions préalables à tout apaisement diplomatique.
« La question des inspections avance en Iran », a-t-il confirmé, tout en concédant « qu’il reste encore du chemin à parcourir » avant un rétablissement complet des activités de vérification et de suivi.
Le directeur général a évoqué l’accord technique conclu au Caire en juillet avec le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, sous les auspices du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. Ce texte, a-t-il rappelé, doit permettre le retour des inspecteurs de l’AIEA, qui ont quitté le pays après les attaques israéliennes et américaines contre des sites nucléaires iraniens au mois de juin. « Il nous appartient désormais – à l’Iran comme à nous-mêmes – de poursuivre nos efforts », a-t-il ajouté, appelant à…
Auteur: Nations Unies FR

