La Relève et La Peste vous alertait sur le sujet en 2024 : les Français sont les Européens les plus contaminés au cadmium, hautement cancérogène. C’est un métal qui appartient à ce qu’on appelle les métaux lourds, aux côtés du mercure (Hg) et du plomb (Pb). Selon le niveau d’exposition au cadmium, le risque cancer s’accroît de 2 à 5 fois.
« Le cadmium est classé cancérogène par le CIRC. Il se fixe dans le foie et est responsable de fractures osseuses et d’ostéoporose, d’altération des spermatozoïdes et donc d’infertilité, d’altération de l’ADN par stress oxydatif favorisant le développement de cellules cancéreuses, en particulier dans les poumons, les seins, la prostate, le pancréas, les reins », expliquait ainsi Pierre Souvet à La Relève et La Peste.
Deux ans plus tard, les résultats de l’Anses confirment qu’une part significative de la population française dépasse les valeurs sanitaires de référence. Cela correspond à une imprégnation à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, compte-tenu du caractère bioaccumulable du cadmium dans l’organisme, parfois durant 30 ans !
« Si les niveaux d’expositions actuels se maintiennent et qu’aucune action n’est mise en place, des effets néfastes à terme sont probables pour une part croissante de la population » explique Géraldine Carne, coordinatrice de l’expertise à l’Anses.
En cause : les engrais chimiques utilisés par l’agriculture industrielle.
Les aliments les plus à risque
Dans son évaluation, l’Anses a étudié l’ensemble des sources d’expositions possibles : alimentation, eau, air, poussières, sol, produits cosmétiques, tabagisme, ainsi que les différentes voies d’exposition (ingestion, inhalation, cutanée). Les résultats confirment que l’alimentation est de loin la source majeure d’exposition, représentant jusqu’à 98 % de l’imprégnation au cadmium dans la population non fumeuse.
Les aliments les plus…
Auteur: La Relève et La Peste

