Ces comprimés sont vendus depuis plus de vingt ans dans les officines de France. L’ANSM prend aujourd’hui une position plutôt rare en recommandant directement aux français de ne plus les consommer.
Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’ANSM, a d’ores et déjà exprimé auprès du Parisien : « Je veux dire aux Français : ne les utilisez plus ! »
Le Collège de la médecine générale, le Conseil national professionnel d’ORL, ainsi que l’Ordre national des pharmaciens et les syndicats de pharmaciens d’officine ont rejoint la recommandation.
La réévaluation a été faite suite à plusieurs cas d’encéphalopathies postérieures réversibles (une atteinte du système nerveux central) et de vasoconstrictions réversibles des artères cérébrales de personnes consommant des médicaments contenant de la pseudoéphédrine (les vasoconstricteurs par voie orale).
La directrice de l’ANSM spécifie : « Des infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux peuvent survenir après leur utilisation. Le risque est très faible mais ces événements très graves peuvent se produire quelle que soit la dose et la durée du traitement »
Lors d’un rhume, le corps dilate les vaisseaux du nez pour libérer les globules blancs, qui viennent défendre le corps contre les micro-organismes infectieux et les substances étrangères.
Les vasoconstricteurs, qui passent dans le sang, permettent de resserrer les vaisseaux et ainsi de dégager le nez. Cependant, ils ne resserrent pas que les vaisseaux du nez, et peuvent ainsi provoquer des obstructions de certains canaux, entraînant parfois de graves accidents vasculaires cérébraux.
Le comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments a initié en février 2023 la réévaluation de la balance risques/bénéfices de ces médicaments. Après examination des données, il décidera si l’autorisation de leur mise sur le marché doit être…
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Auteur: Maïté Debove

