Normalement, je me serais abstenu. Mais comme mon nom est mentionné, avec celui de Maxime Vivas – et plutôt gratuitement, il faut bien le dire – je me vois contraint et forcé d’apporter mon grain de sel. Et comme le document en question est accessible, pourquoi se gêner ?
Je parle bien-sûr d’un « document interne » de l’UJFP de 17 pages rédigé dans le style crytpo-antifa à la Ornella Guyet (pour ceux qui ont la référence). Le document intitulé « Rouges-bruns, confusionnistes, complotistes, antisémites : des mises au point qui nous semblent nécessaires » fut adopté en pleine torpeur estivale, et son objectif principal est de dégommer notre ami Michel Collon. A ma connaissance, ce document a provoqué au moins trois démissions de l’UJFP. C’est à la fois dommage et prévisible.
Il y a plein de raisons pour détester Michel Collon. D’abord, il est trop sympa et trop intègre pour un journaliste. C’est louche. Ensuite, sa maison est trop sympa, sa famille est trop sympa et son équipe à Investig’Action est juste trop génial. Et ils font un travail trop indispensable. De là à penser qu’il est trop, il n’y a qu’un pas.
Tout ça fait de lui une cible tellement facile qu’on peut lui régler son compte en seulement 17 pages remplies des rapprochements hasardeux, de décontextualisations, de mensonges par omission, de mensonges tout court et autres petites manipulations habituels dans ce genre de littérature.
Le tout, évidemment, n’est pas signé. C’est d’ailleurs rarement le cas pour ce genre de littérature. Il y a probablement de bonnes raisons. Une de ces raisons étant qu’on pourrait savoir qui parle et d’où il parle. Et d’éviter la balourdise commise par Charlie Hebdo lorsqu’ils nous (le Grand Soir) ont reproché d’avoir publié un auteur qui aurait viré très à droite. Le fait que l’auteur ait été publié avant le fameux virage n’a pas d’importance car de tels angles morts font…
Auteur: Viktor DEDAJ

