Il avait été installé à Nantes en 2021, mais il a désormais disparu : les plantes refusaient de grimper à l’arbre en métal
La ville de Nantes est pleine de contradictions. Un « forum mondial des droits de l’Homme » est organisé ? Vite, dépêchons des CRS pour taper sur les gauchistes ! La métropole reçoit le label de « Capitale verte » ? Expulsons la ZAD pour bétonner le bocage de Notre-Dame-des-Landes ! L’extrême droite soupçonne la ville d’être de gauche et fantasme sur l’insécurité à Nantes ? Installons des caméras de surveillance et construisons un centre de rétention pour enfermer les personnes exilées. Le dérèglement climatique provoque des canicules toujours plus invivables ? Rasons des arbres la nuit, en cachette !
L’urbanisme nantais est à l’image des édiles socialistes qui pilotent la ville depuis les années 1980 : à la pointe de l’innovation dans les discours, d’une immense bêtise dénuée d’humanité dans les faits. Cela s’est accéléré quand Macron est arrivé au pouvoir et qu’il a fallu se montrer disruptif. Le remodelage des places est pensé pour favoriser les flux marchands et la surveillance de masse plus que la vie en société. Dans ce projet, il n’y a pas de place pour les arbres, ou si peu.
C’est dans cette dynamique que la mairie avait inauguré, l’été 2021, un arbre métallique présenté comme une « canopée urbaine ». Avec un coût de 13.000 euros, le dispositif n’avait qu’un seul objectif : faire de l’ombre aux passant-es de la rue Paul Nizan, où Contre Attaque réalise régulièrement de grandes fresques comme celle contre la dissolution.
Plus de trois ans après, la mairie a constaté que les milliers d’euros auront été investis pour rien : la nature refuse de pousser sur cette merde disruptive. Pas de plantes grimpantes, pas d’ombre, juste une structure bizarre au milieu de la rue. Nantes Métropole a désormais démonté l’arbre métallique,…
Auteur: B

