Depuis un certain temps, la majorité semble s’arroger le droit de fixer unilatéralement ce qui est républicain ou non. Par cette attitude, il poursuit sur la voie de la pensée unique propre au néolibéralisme de Reagan et Thatcher. Décryptage de ce dangereux glissement autoritaire.
La Première ministre Elisabeth Borne affirmait récemment que le mouvement de Mathilde Panot serait « sortie de l’arc républicain ». Ce n’est pas la première fois que le gouvernement excommunie des élus et personnalités politiques du champ républicain. Un outil efficace aux bords flous pour discréditer toute personne qui remettrait en question l’ordre établi. Mais qu’est-ce que la République ? Qu’est-ce qu’être républicain et le macronisme en a-t-il le monopole ? Explications.
Quel est cet arc républicain dont vous parlez ?
D’un « arc » qui part de Borne à Le Pen en passant par Zemmour et Darmanin ?
Sachez que je suis fière de ne pas en être.
La République n’est pas leur « arc républicain ». #BFMPolitique pic.twitter.com/5LBFaEtXb6
— Mathilde Panot (@MathildePanot) July 9, 2023
La République comme un totem
La « République » fait sans doute partie de ces mots dont la définition reste compliquée à établir, mais que les politiciens utilisent à tort et à travers. Elle aurait des valeurs fortes, mais un sens dont on peine à définir les contours. Cependant, ce qui est certain, c’est qu’il faut absolument en être membre au risque d’être inaudible.
Toutefois, lorsque l’on parle de République, selon le lieu ou l’époque, on n’évoque pas du tout de la même chose. La grande majorité des pays dans le monde portent d’ailleurs aujourd’hui ce titre. Pourtant, notre régime ne présente-t-il pas plus de points communs avec celui de l’Espagne (Royaume) qu’avec celui de la Corée du Nord (République) ?
Critiquer le système n’est pas antirépublicain
Il est…
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Auteur: Victoria Berni

