L’Arcom « à la ramasse » face à des médias de plus en plus radicalisés

Mais où est passée l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) ? « On va finir par lancer une alerte disparition », s’agace un élu de gauche auprès de Politis, devant la dernière provocation du groupe Bolloré : le lancement d’une émission éphémère intitulée « On marche sur la tête » avec Cyril Hanouna reconverti en journaliste politique sur Europe 1 le temps des législatives. Le casting des invités donne le ton.

Du lundi au jeudi, le gratin de l’extrême droite, Rassemblement national (RN) en tête, la droite tendance Ciotti et parfois Renaissance défilent à la radio : Robert Ménard, l’eurodéputé RN Matthieu Valet, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, le responsable des jeunes LR favorable à l’alliance du RN Guilhem Carayon et Loïc Signor, ancien journaliste de CNews propulsé porte-parole du parti présidentiel.

Mais aussi Julien Odoul, député RN sortant et Marion Maréchal, accueillie comme une star, entre deux people comme la comédienne Véronique Genest, qui revendique publiquement son « islamophobie » depuis une décennie. L’extrême droite et ses alliés sont comme à la maison chez Bolloré, et la gauche, constamment présentée comme un « danger », une « alliance terrifiante » aux mesures « irréalisables ». L’iniquité est telle que même les journalistes de la rédaction d’Europe 1 font part de leur malaise dans les médias. « On se sent totalement lâchés par l’Arcom », confie ainsi l’un d’eux à France Info.


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Sur la défensive, le « gendarme de l’audiovisuel » affirme au contraire à Politis « être actif » sur le sujet à travers une « lettre » envoyée à la station, lui…

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Auteur: Nils Wilcke