La France n’a tout simplement pas connu de journées et de nuits aussi chaudes de mémoire humaine. Du «jamais vu», de nouveaux «records» tous les jours, une canicule «inédite» : les superlatifs se succèdent dans les médias comme s’il s’agissait d’une surprise, et le niveau infernal du thermomètre est commenté comme s’il s’agissait d’une compétition. Cela n’a pourtant, malheureusement, rien de surprenant. Si vous avez chaud, rappelez-vous que les responsables ont des noms, des adresses et des comptes en banque gavés d’argent public. Quelques chiffres pour se rafraichir la mémoire.
16 milliards de dollars investis dans les énergies fossiles en 2025
L’an dernier, les grandes banques françaises comme BNP Paribas, le Crédit Agricole, le Groupe BPCE et la Société Générale ont investi 16 milliards de dollars dans les énergies fossiles. L’année précédente, c’était 18 milliards. La France est le sixième pays dans le monde à financer ces énergies. Première sur ce podium tricolore des écocidaires, la Société Générale a dépensé à elle seule 9,4 milliards de dollars dans le secteur, soit plus de la moitié.
Dans le monde, les 65plus grandes banques ont augmenté de 8% leurs investissement dans les secteurs polluants rapport à 2024. Cela représente des centaines de milliards, dont plus de la moitié financent de nouveaux projets pour extraire, exporter et brûler toujours plus de pétrole et de gaz.
11 milliards d’euros de cadeaux aux pollueurs
C’était les cadeaux de l’État français, avec notre argent, aux entreprises du secteur pétrolier en 2019, selon le Réseau Action Climat. Cette subvention massive mais déguisée prend la forme d’avantages fiscaux et d’exonérations. Par exemple, l’État subventionne l’industrie de l’aviation au détriment du train et de vraies politiques écologistes. Il ne taxe pas le kérosène et réduit la TVA du secteur aéroportuaire,…
Auteur: B

