En politique, l’argent prend une place de plus en plus importante, à l’image des élections américaines de 2024 qui auront coûté plus de deux milliards de dollars en frais de campagne. De fait, loin des idéaux démocratique où les idées priment, un petit parti sans budget n’a en réalité aucune chance de l’emporter, tant le poids des lobbies et des médias de milliardaires reste prépondérant. Un véritable problème institutionnel qu’il est crucial d’exposer.
Il s’agit d’une cruelle réalité, mais sans financements massifs, il est aujourd’hui devenu impossible d’accéder au pouvoir dans la plupart des régimes dits « représentatifs » du monde.
Dans ce système, les puissances de l’argent donnent le tempo du débat public et font tout pour maintenir un statu quo qui va dans le sens de leurs intérêts économiques et idéologiques. Il serait pourtant envisageable de s’attaquer à ce problème en mettant en place quelques dispositifs de contrôles démocratiques.
Un système sous perfusion
Les sommes levées pour les campagnes électorales aux États-Unis représentent sans doute le plus grand symbole de systèmes politiques malades où l’argent a balayé toute possibilité démocratique. Le dernier scrutin dans le pays de l’oncle Sam a ainsi de nouveau battu des records, puisque Kamala Harris et Donald Trump ont respectivement reçu 1,65 et 1,09 milliard de dollars pour leur campagne.
Cette situation économique explique d’ailleurs en grande partie pourquoi aucun autre parti que les deux mastodontes (Républicains et Démocrates) n’arrive véritablement à émerger outre-Atlantique.
« En France, depuis 1995, le candidat qui a emporté les élections présidentielles disposait toujours du plus gros budget »
En France, ce point précis n’a pas encore atteint une telle démesure, mais le système n’en reste pas moins verrouillé par un problème de même nature. Depuis 1995, le candidat qui a…
Auteur: Mr M.

