L'Argentine dans l'attente des premières mesures d'austérité de Milei

Budgétaires, monétaires, ou les deux ? Gradualisme ou choc brutal ? L’Argentine attendait nerveusement mardi un premier train de mesures d’austérité de la présidence ultralibérale de Javier Milei, sans signaux clairs au premier jour de gouvernement.

Le nouveau ministre de l’Economie Luis Caputo, un ancien du gouvernement libéral de Maurico Macri (2015-2019) doit faire une première série d’annonces mardi, a indiqué lundi le porte-parole de la présidence Manuel Adorni lors de son premier point presse.

Aucun détail, mais une priorité réaffirmée: la réduction du déficit budgétaire. « Dépenser plus que ce qu’on a, c’est fini. Le +il n’y a pas d’argent!+ (lancé dimanche par Milei dans son discours inaugural) n’est pas un cliché. L’équilibre fiscal (…) sera strictement respecté », a insisté M. Adorni.

Le président Milei a réaffirmé dimanche l’objectif colossal de réduction du déficit de 5% du PIB, et a averti que « la situation va empirer » à court terme, en parallèle à une stagflation en 2024 (inflation couplée à une stagnation de l’activité).

Les premières mesures seront « en ligne avec une forte coupe budgétaire », a résumé le porte-parole.

D’après les déclarations des dernières semaines, sont dans le collimateur :

Les subventions à l’énergie, aux transports, dans une économie structurellement sur-subventionnée; l’émission monétaire par la Banque centrale, qui pourrait être restreinte, voire stoppée; un secteur public dense, de plus de 3,4 millions de personnes, soit plus de 18% de l’emploi total, ratio le plus élevé d’Amérique latine.

Mais même là, la présidence a soufflé le chaud et le froid. M. Adorni a évoqué un « inventaire des statuts » de l’administration centrale, ministères, universités…

Pour autant il a tenté de dissiper la crainte de coupes brutales dans la fonction publique. « Je ne vois aucun fonctionnaire qui ait à s’inquiéter pour son travail », a-t-il assuré. Le président…

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