Les efforts de la gauche n’y ont rien fait : la version « NFP compatible » du projet de budget 2025 a été rejetée mardi à l’Assemblée, notamment par les voix de la coalition gouvernementale et du Rassemblement national, l’exécutif pouvant désormais envoyer son texte vers un Sénat à la composition plus favorable.
Dans ce scénario à front renversé, les députés ont rejeté par 362 voix contre 192 la partie « recettes » de ce projet de loi de finances (PLF), ce qui équivaut à repousser l’intégralité du texte.
Et ce même si la partie « dépenses », sur laquelle le gouvernement escompte faire la plus grande partie de ses « 60 milliards d’économies » avec des mesures contestées comme la suppression de postes d’enseignants, n’a pas été étudiée dans l’hémicycle.
Le ministre du budget Laurent Saint-Martin a confié après le vote une « forme de désolation », tout en saluant le rejet d’un « matraquage fiscal ».
Dans son viseur notamment, les très larges modifications décrochées dans l’hémicycle par le Nouveau Front populaire, qui a assorti le projet de loi de finances (PLF) de nouvelles taxes sur les superprofits, les superdividendes, les rachats d’actions, le patrimoine des milliardaires, ou encore sur les « grandes sociétés du numérique ».
Au point de rendre le texte « NFP-compatible » selon les mots du président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel, qui a chiffré un solde net de recettes créées « de 58 milliards d’euros » portant principalement sur les plus riches. Le gouvernement a lui pointé une « overdose fiscale », chiffrée à « 35 milliards d’euros et qui n’épargnera personne ».
Le rapporteur général du budget Charles de Courson (groupe centriste Liot), a pour sa part jugé que de nombreuses mesures votées étaient inconstitutionnelles, incompatibles avec le droit européen, ou mal rédigées, de sorte que le texte allait selon lui aggraver les…
Auteur: AFP

