L’inflation dans la zone euro a culminé à 10,6 % en octobre 2022, les coûts d’importation ayant augmenté après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Mais les grandes entreprises ont en réalité bien plus augmenté leurs marges sur les consommateurs que l’augmentation directe des coûts. Dans une note publiée ce 26 juin 2023, le FMI lance l’alerte sur cet accaparement des richesses.
La Banque Centrale Européenne précise ainsi que que les bénéfices ont augmenté de quasi 10% au dernier trimestre 2022, alors que le coût de la main d’œuvre a augmenté de seulement 4,7% en moyenne en Europe.
« Certains producteurs ont exploité l’incertitude créée par une inflation élevée et volatile, et les inadéquations entre l’offre et la demande pour augmenter leurs marges au-delà de ce qui était nécessaire pour absorber l’augmentation des coûts. Nous devons surveiller le risque d’une spirale profit-prix ne rende l’inflation sous-jacente plus rigide » alertait déjà Fabio Panetta, l’un des membre du directoire de la BCE dans un discours prononcé en mars dernier à Francfort
Quelques mois après, c’est au FMI de s’inquiéter sur le sujet. Alors que l’inflation a reculé à 6,1% en mai, l’inflation sous-jacente s’est avérée plus persistante. Il s’agit de l’inflation dont on a exclu les biens les plus volatils comme l’énergie, le tabac, ou les produit alimentaires frais.
Si cette inflation sous-jacente reste élevée, le danger est qu’une spirale inflationniste recommence. Ce phénomène maintient une pression sur la BCE pour qu’elle s’ajoute aux récentes hausses des taux d’intérêt, même si la zone euro est entrée en récession en début d’année. Les décideurs politiques ayant déjà relevé ces taux d’intérêt bancaires à 3,5 % en juin, le plus haut en 22 ans.
«…
La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Laurie Debove

