Laurent Nunez est bien une grosse cuve à pisse

C’est la bonne nouvelle du jour : il est tout à fait légal de traiter Laurent Nunez de «grosse cuve à pisse». Ce flou juridique a été clarifié par l’action louable de l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré, visé par une plainte du Ministre de l’Intérieur lui-même pour injure publique. En novembre dernier, le comique avait réalisé une chronique comparant le premier flic de France à un urinoir, et les forces de l’ordre à «Daech, avec la sécurité de l’emploi», ce qui avait provoqué la colère du ministre et des syndicats policiers. La plainte vient d’être classée sans suite.

Par ailleurs, au regard de la répression policière en cours contre le mouvement lycéen et des commentaires politiques de Nunez, les propos du chroniqueur de Radio Nova se révèlent non seulement justes, mais absolument nécessaires. En effet, selon le Ministre de l’Intérieur, les blocus lycéens organisés ce lundi 28 septembre s’apparentent en effet à des… «violences urbaines». Un terme choquant pour qualifier la mobilisation spontanée d’adolescent·es qui ont parfois moins de 15 ans, et contre qui le ministre envoie des policiers fascistes qui leur tirent dans le visage et les passent à tabac dans les commissariat. Un lexique dégoûtant, qui rappelle la terminologie employée par le gouvernement pour qualifier les révoltes populaires qui avaient secoué le pays après le meurtre du jeune Nahel Merzouk, en 2023 à Nanterre.

Les mobilisations lycéennes incarnées par les blocus sont un moyen historique et on ne peut plus démocratique de porter des revendications. Les lycéen·nes, dépourvu·es du droit de vote, et à peine représenté·es dans les instances lycéennes, n’ont d’autre choix que d’adopter ce type de mobilisation pour faire valoir leurs revendications. Mais face à des réclamations plus que légitimes Laurent Nunez, le premier flic de France, a choisi la voie de la violence à l’état pur. 166…

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Auteur: B