Laurent Nuñez et ce drôle de système composé de « cas isolés »

La plainte de Laurent Nuñez contre l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré vient d’être classée sans suite. Une actualité qui remet en lumière les rapports explosifs du ministre de l’Intérieur avec la question des violences et du racisme dans les forces de l’ordre. De Sainte-Soline à Carcassonne, en passant par l’affaire Rima Hassan, retour sur plusieurs années de déclarations, de polémiques et de « cas isolés ».

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La formule avait provoqué la colère de la Place Beauvau. En novembre 2025, l’humoriste Pierre-Emmanuel Barré comparait dans une chronique la police et la gendarmerie à « Daech avec la sécurité de l’emploi » et disait avoir de « fortes suspicions » que Laurent Nuñez soit une « grosse cuve à pisse ».

Près d’un an plus tard, le parquet de Paris a classé sans suite la plainte initiée par le ministre de l’Intérieur, tout en précisant que les parties pouvaient encore engager d’autres voies de poursuite. Une décision qui remet sous les projecteurs une chronique consacrée, justement, aux violences commises par des membres des forces de l’ordre.

Au ministère de l’Intérieur, on ne plaisante pas avec l’humour

Le 9 novembre 2025, dans La Dernière sur Radio Nova, Pierre-Emmanuel Barré livre une chronique consacrée aux forces de l’ordre. Il évoque notamment deux policiers de Bobigny mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur une femme détenue, ainsi que les images de Sainte-Soline révélées quelques jours auparavant.

C’est après cette accumulation qu’il lâche : « Des viols, des mutilations, des meurtres et des mecs qui se filment en train de faire tout cela en se marrant, en fait la police et la gendarmerie, c’est Daech avec la sécurité de l’emploi. »

L’humoriste s’en prend ensuite directement à Laurent Nuñez, affirmant avoir de « fortes suspicions » que le ministre soit une « grosse cuve à pisse », avant d’ajouter :…

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Auteur: Elena Meilune