Fabrice Pannekoucke a la voix serrée par l’émotion. Le maire de Moûtiers, petite commune de 3 500 habitants en Savoie, vient d’endosser le manteau de président d’Auvergne-Rhône-Alpes ce jeudi 5 septembre. « C’est un immense honneur de présider cette assemblée, annonce-t-il en balayant des yeux ses collègues du conseil régional, à Lyon. En disant cela, j’ai une pensée pour Laurent Wauquiez, à qui je rends hommage. Sans toi, cette région ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. »
Élu député de la Haute-Loire au début de l’été, Laurent Wauquiez a été contraint par le non-cumul des mandats de quitter son siège de président de région au profit d’un fauteuil à l’Assemblée nationale. L’éloge de son successeur sonne comme un constat glaçant. En poste depuis 2016, celui qui se revendique d’une « écologie positive » a mené pendant huit ans une politique anti-environnementale radicale.
50 salariés de FNE licenciés
Dès ses premiers mois au pouvoir, Laurent Wauquiez a choisi de ne pas renouveler les conventions pluriannuelles établies avec France Nature Environnement (FNE). Exit les subventions dédiées à l’éducation à l’environnement des écoliers et au projet Sentinelles de la nature (braconnages et dépôts sauvages). Près de 50 salariés de FNE ont été licenciés suite à ces coupes.
Les fonds régionaux ont été réorientés en faveur de la Fédération régionale des chasseurs. En contrepartie, les chasseurs ont la charge de veiller au respect de la biodiversité, d’entretenir les trames vertes et bleues, et de sensibiliser les écoliers à l’environnement, avec des activités telles que des pistages d’animaux chassables.
Canons à neige et préférences politiques
Face à la réduction de l’enneigement naturel dans les Alpes liée au dérèglement climatique, la région a massivement investi dans la neige artificielle. De 2016 à 2021, un généreux « Plan neige » a…
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Auteur: Moran Kerinec

