L'austérité est en marche

Alors qu’il avait déjà annoncé un plan d’économies budgétaires de 12 milliards d’euros d’économies au minimum pour 2025, ces économies pouvant toucher les dépenses sociales et celles de l’État, Bruno Le Maire a surenchéri ce dimanche 18 février en ajoutant à ce plan des coupes dans les dépenses de l’État de 10 milliards d’euros d’économies en 2024. Tout cela, afin de tenir l’objectif gouvernemental de réduction des déficits publics. En appelant au « courage et à la « responsabilité », il a rejeté toute hausse d’impôt et plaidé pour une baisse de la dépense publique.

Les administrations vont donc voir leurs crédits amputés, tandis que l’enveloppe budgétaire allouée au dispositif MaPrimRenov’ passera à 4 milliards en 2024, au lieu des 5 milliards initialement envisagés.

En refusant d’emblée toute hausse d’impôt, Bruno Le Maire se pose en fidèle gardien des intérêts des plus riches et des grandes entreprises qui ont été choyés par la politique fiscale d’Emmanuel Macron. Sans lister l’ensemble des baisses d’impôt décidées depuis 2017, on rappellera à titre d’exemple que, s’il avait été maintenu, l’impôt de solidarité sur la fortune aurait rapporté 4,5 milliards d’euros de plus que l’actuel impôt sur la fortune immobilière en 2022. Ou encore que la baisse des impôts dits « de production » a coûté 20 milliards d’euros sur la période 2021-2022, sans que personne ne puisse démontrer un quelconque effet bénéfique pour l’activité économique.

Le gouvernement maintient ses choix : les finance d’une minorité, l’austérité pour le plus grand nombre. Les services publics, la protection sociale et l’environnement peuvent bien faire un effort supplémentaire pour garantir les privilèges.

Attac publie le 20 février des solutions permettant de récupérer 60 milliards d’euros en mettant à enfin à juste contribution les ultra-riches et les…

La suite est à lire sur: france.attac.org
Auteur: Attac France