Photographe à tendance aventurier, Paul Coudrier s’est lancé dans un tour d’Europe en auto-stop, la tente sur le dos. Son projet : témoigner de la possibilité de vivre une aventure à moindre frais et au bilan carbone limité tout en s’enrichissant de rencontres. L’occasion aussi, pour le photographe, de proposer une réflexion sur la pratique de l’auto-stop afin de lui rendre sa place parmi les mobilités douces. Il nous partage son carnet de voyage responsable.
“A quoi bon m’préoccuper.
Du ch’min que j’dois emprunter
Où qu’il veuille aller,
Je saurai l’aimer”
– Thomas O’Malley
Redonnons tout son sens à la célèbre formule de Robert Louis Stevenson : « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ». Ce vieux poncif résume bien l’esprit des lignes ci-dessous. Exit l’injonction implicite aux selfies dans les spots les plus « instagrammables » à l’autre extrémité de la planète, du moment que l’expérience est bonne !
Peut-être gagnerait-on à repenser non pas en termes de consommation, mais de ce que l’on souhaite faire et comment on veut/peut le faire, sans forcément aller le plus loin possible, dans l’endroit le plus huppé ou le plus promotionnel… En d’autres termes, la question est celle du type d’image sociale à laquelle on s’accroche s’agissant de “voyage” : est-ce que pour se distinguer, il faut être parti à l’autre bout du monde ? Ou est-ce qu’il peut être plus distinctif à notre époque de réfléchir davantage à la définition de l’accès aux temps-libre (1) ?
L’idée, pour Paul Coudrier, est ainsi de proposer un aperçu des situations qui découlent d’un pouce levé et tente sur le dos, traversant l’Europe, en solitaire ou à plusieurs, durant ces cinq dernières années.
Repas partagés, rencontres incongrues, nuits insolites… C’est très simple, une fois photographié et posé sur l’écran. Mais qui…
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Auteur: Mr Mondialisation

