L’avènement de la robotique chirurgicale

La France a joué un grand rôle dans l’essor de la robotique médicale. La roboticienne Jocelyne Troccaz, forte de ses 35 ans de recherche dans le domaine, en détaille les enjeux.

Comment avez-vous découvert la robotique chirurgicale ?

Jocelyne Troccaz Ma première expérience remonte à 1990, lorsque je suis arrivée dans le laboratoire TIMC. Un robot y avait déjà été développé, en collaboration avec un industriel et avec un neurochirurgien du CHU de Grenoble, pour des interventions de neurochirurgie.

La première fois que je suis entrée au bloc pour voir une intervention assistée par robot, j’ai été très impressionnée. On prend immédiatement conscience de la responsabilité associée à la technologie, et des questions posées par l’interaction entre les professionnels de santé, le patient et les dispositifs techniques.

Pour les chercheurs présents, le bloc n’est cependant pas un lieu de discussion. Nous sommes extrêmement discrets. Notre rôle est d’observer, de comprendre les contraintes et d’échanger avec les équipes médicales avant ou après l’intervention.

La chirurgie et la robotique ont énormément évolué depuis cette époque. Quelles sont les grandes avancées qui ont jalonné cette histoire ?

J. T. Il faut replacer la robotique dans un ensemble plus large, celui de l’assistance médico-chirurgicale par ordinateur. Le robot peut en faire partie, mais il n’est qu’un…

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