Aucune élection n’a été organisée dans cette nation des Caraïbes depuis le cycle électoral prolongé de 2015 à 2017, qui avait porté au pouvoir le Président Jovenel Moïse.
Depuis son assassinat en 2021, le pays est privé de président élu.
Une succession d’administrations intérimaires assure depuis la conduite des affaires de l’État, dans l’attente de nouvelles élections.
Depuis Port-au-Prince, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti, Carlos Ruiz Massieu, salue dans le nouveau Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections un « acte politique significatif ». Il souligne que cet accord répond directement aux priorités du pays : « rétablir la sécurité, organiser des élections crédibles et restaurer la gouvernance démocratique ».
Une voiture calcinée jonche le bord d’une route dans un quartier de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.
Pourquoi la situation politique est-elle déterminante ?
Un gouvernement stable est indispensable pour améliorer concrètement la vie quotidienne de la population haïtienne.
La faiblesse de la gouvernance et l’insécurité qui en découle ont permis aux gangs armés d’étendre leur emprise territoriale, d’affaiblir l’Etat de droit et de commettre de graves violations des droits humains.
Parmi elles : des meurtres — plus de 8.100 recensés en 2025 —, des enlèvements contre rançon, le recrutement d’enfants, ainsi que des violences sexuelles, notamment des viols collectifs de femmes et de filles.
La violence des gangs a également provoqué le déplacement d’environ 1,5 million de personnes, dont beaucoup souffraient déjà de niveaux élevés de pauvreté — une situation aggravée par l’effondrement économique.
Aussi, la transition politique prolongée d’Haïti n’est pas une question intérieure…
Auteur: Nations Unies FR

