Laver son linge à la main rejette autant de microfibres que le lavage en machine

13 000 tonnes de microfibres issues des machines à laver, soit l’équivalent de deux camions poubelles par jour, sont rejetées chaque année dans les milieux marins européens. Des chiffres aux conséquences dévastatrices pour les animaux et les environnements aquatiques.

De quoi attiser la colère des groupes de défense de l’environnement au Royaume-Uni, dans l’UE et en Amérique du Nord. Ces derniers font campagne pour rendre obligatoire l’installation de filtres capturant les microfibres dans toutes les nouvelles machines à laver.

Mais la pollution par les microfibres ne se limite pas au lavage en machine. Notre nouvelle étude montre que les vêtements lavés à la main peuvent disperser autant de microfibres que le linge lavé en machine.

C’est un problème de taille à l’heure où plus de la moitié de la population mondiale n’a pas d’accès régulier à une machine à laver et lave donc son linge « hors réseau », à la main par exemple. Or le lavage du linge à la main implique souvent beaucoup de frottement et d’abrasion, qui éliminent les fibres. Et les eaux usées du lavage à la main peuvent souvent s’écouler directement dans les rivières ou ruisseler sur le béton et la pierre, au risque de contourner les installations de traitement des eaux usées même lorsque de telles installations existent.

Pour résoudre le problème de la pollution par les microfibres, il ne suffit donc pas d’installer des filtres sur les machines à laver, il faut modifier la façon dont les textiles sont conçus, fabriqués et commercialisés à l’échelle mondiale.

Un homme lave ses vêtements dans le fleuve Cagayan, aux Philippines.
robertharding/Alamy Stock Photo

Les fibres rejetées lors du lavage à la main

La recherche scientifique sur les pertes de fibres textiles néglige souvent les personnes qui lavent leurs vêtements à la main,…

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Auteur: Deirdre McKay, Professor of Sustainable Development, Keele University