L’avion à hydrogène, l’avion du futur… lointain. Auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat, ce mercredi, le directeur général de Safran, Olivier Andriès, a non pas enterré, mais clairement repoussé aux calendes grecques ces moteurs d’un nouveau type, synonymes d’une aviation bas carbone.
« Ce n’est pas une solution pour les longs courriers, même pas pour les moyens courriers »
« L’hydrogène, c’est plutôt pour le XXIIe siècle, dans l’aéronautique », a-t-il prévenu, soit quelque part entre les années 2100 et 2199… Un pavé dans la mare d’Airbus. Ses propos contredisent l’avionneur européen, qui espère lancer son avion à hydrogène aux alentours de 2040. Initialement annoncé pour 2035, Airbus avait fait savoir en février 2025 que le calendrier ne pourrait être tenu. L’avion prendra 5 à 10 ans de plus pour voir le jour.
Le moteur à hydrogène, « c’est séduisant. Il n’y a pas de carbone, par définition », souligne le patron de Safran, mais « le challenge technique est lié au fait que ça ne peut être que de l’hydrogène liquide, qui a un volume quatre fois supérieur au kérosène ». D’où un problème, très concrètement, de volume de l’aéronef. Le responsable du motoriste français y va de son image :
« Ce n’est pas une solution pour les longs courriers, même pas pour les moyens courriers. C’est peut-être une solution pour les avions plus petits de l’ordre de…
Auteur: François Vignal

