Greenpeace a décidé de suspendre sa collaboration avec son avocate Marie Dosé, suite à sa mise en examen, le 8 octobre, pour « soustraction ou altération de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité », comme l’a révélé Le Monde.
L’avocate est soupçonnée d’avoir fait disparaître en 2018 l’ordinateur personnel de son client, le comédien Philippe Caubère, dans lequel se retrouveraient des preuves dans une affaire de viols, agressions sexuelles et corruption de mineures, pour laquelle Philippe Caubère est mis en examen depuis 2024.
« Compte tenu de la gravité des faits visés et de la nature de l’affaire, nous avons décidé de suspendre notre collaboration avec son cabinet le temps que la procédure judiciaire suive son cours, a déclaré Greenpeace France à Reporterre. Nous respectons la présomption d’innocence dont Marie Dosé, qui conteste fermement les accusations dont elle fait l’objet, bénéficie. Mais le maintien de la cohérence entre nos valeurs et nos choix de partenaires nous impose aujourd’hui cette suspension. »
L’ONG travaillait avec l’avocate depuis au moins 2016. Elle avait défendu les militantes et militants de Greenpeace dans plusieurs affaires, notamment des condamnations pour intrusion dans des centrales nucléaires. « Nous n’avions jamais eu une avocate qui défendait nos activistes avec une telle force », explique Laura Monnier, responsable juridique de Greenpeace France entre 2015 et 2024.
Contactée par Reporterre, Marie Dosé n’a pas répondu à nos questions. Sur la plateforme X, elle a publié un communiqué de presse dans lequel elle assure n’avoir jamais commis les faits qui lui sont reprochés. « J’ai su dès le début de ma garde à vue que je serai mise en examen. Car en justice comme en société, l’avocat n’a jamais été autant considéré comme le complice de ses clients et c’est…
Auteur: Laury-Anne Cholez

