Il y a 62 ans, le 17 octobre 1961, la police française massacrait des Algérien·nes en plein Paris
Leïla et Adoflo Kaminsky partagent leur expérience et leur analyse du massacre du 17 octobre 1961, pendant lequel la police française a arrêté 11 000 manifestant·es algérien·nes et en a massacré plus de 200.
Le 11 janvier 2014, La Horde avait organisé, au cinéma La Clef à Paris, une rencontre avec Adolfo Kaminsky, qui, en fabriquant des faux papiers, a sauvé de nombreux Juifs et résistants pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui poursuivit après la guerre son travail en se mettant au service de luttes de libération nationale, dont celle pour l’indépendance de l’Algérie. Nous avions alors sympathisé, nous promettant de nous revoir pour prolonger la rencontre. À l’approche de la date anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, nous avons demandé à Adolfo et à sa femme Leïla de bien vouloir nous faire partager leur expérience et leur analyse de la mémoire de cette date.
Adolfo Kaminsky
Comment cette journée du 17 octobre a-t-elle été vécue ?
Adolfo : Pour ma part, au moment du 17 octobre, j’étais clandestin en Belgique en raison de mon implication dans les réseaux de soutien à l’indépendance algérienne, qui m’avait obligée à quitter la France avant d’être repéré. J’ai donc été tenu informé par les soutiens du FLN qui nous ont fait savoir ce qui s’était vraiment passé cette nuit-là, et par les radios étrangères qui donnaient tous le détails sur les atrocités commises et sur les centaines de morts, bien loin de la version officielle des trois morts donnée par la préfecture de police à l’époque. Le rôle joué par la police française montre qu’il y a eu bien peu de résistance en son sein, mais en revanche beaucoup de zèle… Comme sous Vichy, d’ailleurs : il ne faut pas oublier que le camp de Drancy, comme d’autres,…
La suite est à lire sur: expansive.info
Auteur:

