Le 17 octobre à Rennes, un adolescent de 17 ans enlevé par des policiers et tabassé loin des regards


Témoignage d’une punition extra-judiciaire : «Ils m’ont craché dessus, attaqué et tabassé dans leur fourgon»


«Ils m’ont attaché au serflex à un siège. Ils me faisaient des pressions sur le corps, sur la gorge. Ils m’ont frappé comme des sauvages, m’ont craché dessus».

«Un flic me dit : ‘on va attendre qu’il n’y ait plus de journaliste, tu vas voir ce qu’on va te refaire’».

«Quand des manifestants passaient à proximité du véhicule, ils les insultaient et menaçaient. Un des policiers armé d’un lanceur de balle de défense criait à son collègue : ‘baisse la fenêtre que je lui en mette une pleine tête à ce fils de pute’»

«J’ai mangé des coups de bouclier, de matraque, je suis traumatisé à vie».

«Quand ils m’ont emmené au commissariat, j’étais en sang, je ne tenais plus debout».


Ce sont les propos glaçants que nous avons recueilli, ceux d’un lycéen arrêté ce samedi 17 octobre à Rennes. Une punition extra-judiciaire digne d’une milice fasciste contre un enfant dont le seul tort est d’avoir revendiqué ses droits. Le jeune garçon nous a envoyé des photos prises lors de son admission à l’hôpital : on y voit ses cheveux sanguinolents, son cuir chevelu présentant de multiples plaies, certaines profondes qui ont nécessité des agrafes.

B. a 17 ans. Il vit à Saint-Malo, dans le nord de la Bretagne. Comme tant d’autres adolescent·es, il a participé aux mobilisations lycéennes. Il fait partie d’une coordination d’élèves qui a rencontré différents élus de la région pour porter leurs revendications. Ce samedi 17 octobre, il avait choisi de venir exprimer sa colère à Rennes. À 17h, il est au niveau du Pont Pasteur, entre l’avenue Janvier et la place Pasteur et fait face aux forces de l’ordre avec d’autres manifestant·es sur une barricade de fortune, quand la police charge sans sommation. Dans la débandade, l’adolescent…

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Auteur: B