Le 17 octobre n'est pas octobre 17

Les réactions aux événements du 17 octobre de la part de tous les moyens institutionnalisés ont beau être attendues, elles sont proprement stupéfiantes de bêtises, de mensonges, ou de mauvaise foi.
Depuis les commentateurs en vogue abonnés des plateaux, jusqu’aux responsables politiques en passant par les journalistes ténors, il semblerait que quasiment aucun ne soit capable de comprendre la signification et la portée de ce qui est advenu, ni ne cherche même à le faire.
Incapables en tout cas de le reconnaître, et d’en exposer une analyse éclairée et utile.
Cette unanimité souligne s’il en était encore besoin la consanguinité délétère qui unit ce petit monde, où tous prennent comme point d’entrée les débordements qui ont accompagné les gigantesques manifestations. Une fois de plus, il suffit de sortir un peu des organes de presse estampillés pour en comprendre davantage.

Les gigantesques manifestations réunissaient tout ce qui constitue la part active de la société.
Salariés bien entendu, employés, retraités, mais aussi et surtout toute la jeunesse, des lycées professionnels aux écoles prestigieuses, ce qui implique évidemment de prendre le temps d’un minimum de réflexion.
D’un bout à l’autre de l’hexagone, et en dehors de cette figure géométrique jusqu’aux départements d’outre-mer, les revendications relatives à « la vie chère » sont au centre de la colère.
À ces exigences enfiévrées répond systématiquement l’objection des « caisses vides » et de la Dette.
Mais désormais, la rengaine du manque d’argent ne passe plus, car tous savent que « l’argent » ne manque pas partout…

C’est donc de manière frontale la répartition des richesses qui est en cause, et c’est précisément cette évidence que nos dirigeants veulent écarter des débats.
La question des émeutes et des dégradations n’est évidemment pas à occulter, mais elle relève d’une problématique…

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