Il n’y a pas de décrue du mouvement lycéen (même des grandes écoles s’y mettent), mais des tentatives d’enfumage gouvernemental qui s’ajoutent au terrorisme répressif organisé. Au contraire le mouvement s’étend : 90% des universités fermées ou bloquées le 13 oct, d’autres secteurs s’agitent et se préparent au 17 octobre, et toujours des tas de lycées perturbés ou bloqués, grosses manifs le 13 avec davantage de monde que le 6 oct (selon les orgas).
La meilleure façon de faire « gagner » les lycéen.nes, et tout le monde en même temps, c’est de multiplier et additionner les fronts de révoltes.
Pour ça, on doit s’auto-organiser, et ne pas se laisser enliser dans les habituelles stratégies perdantes des intersyndicales et leurs objectifs réformistes (manifs massives tranquilles, décalées du reste (5 nov), et dialogues avec les pouvoirs pour obtenir peut-être quelques miettes).
Le 17 octobre c’est samedi ! C’est la jeunesse qui a aidé à rendre cette date tangible, consistante.
Sans grèves massives, pour le rapport de force il faudrait alors des blocages qui gênent l’économie et des occupations avec des masses de monde, sans ça la répression peut tout disloquer assez vite comme on l’a vu le 15 septembre l’année dernière. Evidemment, si y a des tracteurs et camions qui bloquent ça aide bien…
Ou sinon, c’est les actions éclairs en petits groupes mobiles, voire furtifs, avec les techniques de « guérilla » et de sabotages.
Il paraît à ce stade difficile de faire « mieux » que les gilets jaunes en matière de manifs émeutières et de blocages, d’autant que la répression ne cesse de s’intensifier. Pour l’emporter, il faudra forcément d’autres d’autres formes d’actions et de nombreux secteurs en lutte additionnés.
Les lycéen.nes vont être deux semaines en vacance, éparpillé.es et sans établissements scolaires à bloquer. Vont-ils pouvoir/vouloir reprendre avec la…
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