Le 24 octobre les contestataires n'ont pas cédé à la peur – Il reste à accentuer fortement le rapport de force

Bravo, le 24 octobre les contestataires ont refusé de céder à la peur distillée par les médias du pouvoir, les discours politicards droitiers et le déploiement de diverses forces armées soutenues dans plusieurs villes par des milices néofascistes civiles (Valence sans doute, Dijon, Montpellier, Nice, Toulouse, Bordeaux, Lille, Nancy, Rouen, Bayonne, Tours, Brest, Caen, Clermont et Lyon…).

Milices policières et milices néofascistes semblent parfois se confondre, rien d’étonnant.

On sait qu’il ne faut pas en rester là ni se satisfaire de cette situation, il faudra beaucoup plus pour arriver à se sortir du pétrin dans lequel on s’est fait enliser profondément, dont l’attentat raciste à Trappes est une des pointes avancées.

Pour cette étape du 24 oct le pouvoir n’a pas tremblé plus que ça, il a réussi à contenir relativement les débordements (peut-être aussi parce qu’il y avoit moins de volonté et de monde pour les faire), et surtout on n’a toujours pas d’autres secteurs en luttes et d’autres moyens de lutte qui se sont ajoutés (grève ?, sabotage ?).

Davantage de personnes vont-elles se rendre compte de la gravité de la situation ? Et s’organiser si possible non pas pour adapter la lutte à leur vie, mais adapter leurs vies à la lutte. Car le changement ne passera pas par les urnes ni par les « manifestations qui se passent bien ».

Malgré tout, encore hélas des blessés graves et des mutilés parmi les manifestants (des doigts arrachés à Clermont, un blessé à l’oeil à Poitiers, un jeune très gravement blessé en Guadeloupe, notamment), des GAV en série pour tout et pour rien, etc.

Bref, un peu match nul pour ce 24 oct, statu quo, avec un avantage quand même côté manifestant.es, qui n’ont pas renoncé.

 Rappel : la prise de rue et des vitrines pillées/brisées ne fait pas beaucoup peur au CAC 40 et le gouvernement sait s’en sortir à coup de prison, de gaz et de grenades.

31 octobre,…

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