La reconnaissance par la France et par neuf autres pays de l’État de Palestine, à l’occasion de l’Assemblée Générale de l’ONU du 22 septembre 2025, marque une avancée, mais elle arrive bien tardivement et dans une situation d’extrême danger pour le peuple palestinien. Pour prendre tout son sens, cette reconnaissance devrait être sans conditions, dans le cadre du droit à l’autodétermination du peuple palestinien, et assortie de mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation, à la colonisation, et à l’apartheid.
L’urgence reste aujourd’hui de mettre fin au génocide et au nettoyage ethnique en cours, que subit le peuple palestinien. Face à cette urgence extrême, il faut des actes, des sanctions contre Israël, tout de suite !!
À Gaza l’État d’Israël mène depuis deux ans, sous les yeux du monde entier, une guerre génocidaire. Le gouvernement israélien, malgré les mises en garde de l’ONU et de la plupart des États, met à exécution son plan pour s’emparer de la ville de Gaza, en déplacer la population déjà bombardée et épuisée, et raser entièrement cette grande ville palestinienne. La famine s’ajoute aux bombardements incessants qui visent délibérément la population civile – femmes, hommes, enfants, médecins, secouristes, journalistes, artistes -, et à la destruction totale de toutes les infrastructures vitales. Ne nous laissons pas tromper sur les buts de guerre d’Israël : il s’agit de détruire totalement la bande de Gaza pour la rendre invivable et en expulser la population.
En Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, la population est assiégée, déplacée de force, menacée par les colons et l’armée israélienne, et l’expansion des colonies se poursuit sans relâche. La fermeture de plus en plus fréquente du passage vers la Jordanie enferme la population palestinienne. Le parlement israélien a voté l’annexion de la Cisjordanie, et le plan de colonisation du secteur « E1 »,…
Auteur: CNPJDPI

