Les baobabs poussent dans les régions arides et semi-arides d’Afrique et revêtent une grande importance culturelle et écologique. Certains de ces arbres sont vieux de plusieurs milliers d’années. Ces dernières années, la demande mondiale de produits à base de baobab a augmenté, en raison des bienfaits nutritionnels et sanitaires du fruit.
Cependant, cet engouement croissant est devenu une arme à double tranchant, suscitant des inquiétudes quant à la durabilité de ces arbres ancestraux. Patrick Maundu, qui participe à un projet de recherche visant à documenter l’héritage du baobab au Kenya, explique ce qui peut être fait pour protéger l’arbre pour les générations futuress.
Où trouve-t-on des baobabs ?
L’arbre est originaire d’au moins 37 pays d’Afrique et de deux pays de la péninsule arabique. Le baobab africain (Adansonia digitata) est le plus répandu des huit espèces de baobabs connues. Il survit dans des conditions parmi les plus difficiles, depuis les rivages océaniques baignés d’eau salée jusqu’aux vastes savanes et forêts sèches. Quant aux autres, six sont originaires de Madagascar, et un du nord et de l’ouest de l’Australie.
Les baobabs sont des arbres uniques. Ils font partie des arbres qui vivent le plus longtemps au monde, certains d’entre eux ayant plus de 2 000 ans. Ils peuvent survivre à des sécheresses prolongées grâce à leur capacité à stocker l’eau dans leurs énormes troncs, qui peuvent atteindre un diamètre de 10 mètres ou plus. Le tronc a une étonnante capacité de régénération, repoussant facilement après avoir été endommagé par des humains à la recherche de fibres ou par des animaux sauvages comme les éléphants qui tentent d’étancher leur soif.
Contrairement à la plupart des arbres, qui sont ornés de feuillages luxuriants, le baobab reste souvent dépouillé pendant la majeure partie de l’année. Ses branches épaisses et dénudées s’étirent comme des bras squelettiques,…
Auteur: Patrick Maundu, Ethnobotanist, National Museums of Kenya

