« Avant la pandémie, les enfants étaient déjà aux prises avec des difficultés dans de multiples domaines, et ne bénéficiaient pas du soutien nécessaire, même dans les pays riches », explique Bo Viktor Nylund, Directeur d’UNICEF Innocenti.
L’étude du Centre mondial de la recherche et de la prospective de l’UNICEF compare des données de 2018 et de 2022 et offre un éclairage sur les conséquences de la pandémie de COVID-19 et des confinements mondiaux sur les enfants de 43 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’Union européenne (UE).
« Aujourd’hui, face à l’incertitude croissante qui pèse sur les économies, les pays doivent accorder la priorité à l’éducation, à la santé et au bien-être des enfants afin de leur garantir des perspectives et de veiller à leur épanouissement ainsi qu’à la sécurité économique de nos sociétés », affirme M. Nylund.
Danemark, Pays-Bas et France en tête de classement
Même si les Pays-Bas, le Danemark et la France conservent leur position en tête du classement des pays où il fait bon grandir selon les indicateurs relatifs au bien-être mental, à la santé physique et aux compétences, de nombreux pays ont enregistré une nette détérioration des résultats scolaires des enfants depuis la pandémie, en particulier s’agissant des compétences fondamentales telles que la lecture et les mathématiques.
Les écoles ayant fermé leurs portes pendant une période de 3 à 12 mois, beaucoup d’enfants ont dû suivre les cours à distance, ce qui a entraîné des déficits en matière d’apprentissage.
D’après les estimations présentées, les enfants accusent un retard scolaire de 7 à 12 mois en moyenne par rapport au niveau attendu, avec un recul plus marqué pour les enfants issus de familles défavorisées.
Une génération en difficulté
« Au lendemain de la pandémie, les données dressent un tableau préoccupant du…
Auteur: Nations Unies FR

