Le boulanger syndicaliste licencié… malgré l’inspection du travail

Même lui ne s’attendait pas à ça. En quittant son domicile, ce mardi 23 avril, pour se rendre au travail, Christian Porta tombe sur un huissier de justice. Celui-ci lui communique une notification de licenciement pour faute grave avec effet immédiat. Sauf que cette décision intervient quelques jours seulement après un refus catégorique de cette procédure de licenciement par l’inspection du travail. Une décision qui apparaît donc comme illégale.

Mais revenons au début de l’affaire. En février dernier, Politis vous racontait l’histoire de cet ouvrier d’une boulangerie industrielle, Neuhauser, devenu, au fil des ans, un leader syndical de son entreprise, militant de toutes les luttes. Autour de lui se sont construits un syndicat combatif et un collectif de travail soudé, qui a fait de la grève un outil puissant de rapport de force pour obtenir nombre de conquêtes sociales. La principale ? Le passage au 32 heures payées 35.


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De quoi, visiblement, déranger la direction de son entreprise. Le 9 février, Christian Porta a en effet reçu une mise à pied conservatoire et une convocation pour un entretien préalable « pouvant aller jusqu’au licenciement ». La raison ? Un supposé harcèlement moral envers ses supérieurs.

Un salarié protégé

« Nous notons un turn-over beaucoup plus important sur le site de Fürst au sein des postes d’encadrement par rapport aux autres sites. Cela constitue un signe majeur d’un climat social délétère. Ce comportement affecte la santé de plusieurs personnes et a d’ores et déjà provoqué de nombreuses démissions, démissions qui se poursuivront et mettront en péril la pérennité de ce site », justifiait, dans une note interne consultée par Politis, la…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

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