Le boycott académique institutionnel des universités israéliennes est moralement nécessaire


Face au génocide en cours à Gaza, Philippe Stamenkovic, philosophe des sciences à l’université d’Uppsala, en Norvège, estime qu’il est nécessaire de rompre les liens institutionnels avec les universités israéliennes, qui collaborent activement avec les institutions étatiques du pays. Ce qui n’empêche pas les collaborations individuelles avec certains universitaires qui sont les rares voix critiques de la société israélienne.


La question du boycott académique des universités israéliennes se pose âprement pour les universitaires du monde entier. Je suis d’autant plus sensible à cette question que j’ai moi-même effectué un postdoctorat en Israël, et que je m’y suis fait des amis parmi mes collègues. Il est tentant de croire, comme l’affirme Astrid von Busekist, qu’un tel boycott « serait une grave erreur » car il nous priverait des « meilleurs critiques du gouvernement Netanyahou ». Cependant, son analyse est incomplète et factuellement erronée.


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Le massacre actuellement perpétré par Israël à Gaza, qui a été reconnu comme génocide par la communauté scientifique, ainsi que la colonisation, le régime d’apartheid et le refus de reconnaître l’État de Palestine sont insupportables. La question est donc : comment mettre un terme à ces crimes ? Le milieu académique israélien est à la fois l’une des causes de, et l’une des solutions à cette situation insupportable. Il faut donc analyser son rôle de plus près, aussi bien en ce qui concerne ses contributions positives que négatives.

Les universités contribuent activement à la colonisation en Cisjordanie et à la guerre actuelle à Gaza

Commençons par la cause du problème. Les universités israéliennes…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Philippe Stamenkovic

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