Le « brain freeze » : d’où vient cette impression de gel du cerveau quand on consomme une glace ou une boisson très froide ?

Le « brain freeze », ou « céphalée due à un stimulus froid », se ressent quand on mange une glace ou quand on consomme une boisson très froide. Les études menées sur ce phénomène, généralement sans gravité mais soutenu par des mécanismes neurologiques plus complexes qu’il n’y paraît, aident à approfondir les connaissances sur les réactions du cerveau soumis au froid, mais aussi sur les facteurs de risque de migraine.


Vous êtes en train de prendre un granité, cette boisson à base de glace pilée ou de mordre trop rapidement dans une crème glacée. Et soudain, vous ressentez une douleur aiguë, glaciale et lancinante, aussi brève qu’intense, qui vous traverse le front. Selon la classification internationale des céphalées, il s’agit d’une « céphalée due à un stimulus froid », également connue sous le nom de « mal de tête dû à la glace », en anglais brain freeze. Et bien que cela puisse paraître trivial, ce phénomène révèle une complexité neurologique et médicale surprenante.

Ces dernières années, plusieurs recherches ont révélé que ce petit « mal de l’été » pourrait nous en apprendre davantage sur le traitement des migraines, les réactions cérébrales au froid et, de manière surprenante, sur la manière de protéger le cerveau dans des situations critiques.

Un signal envoyé au cerveau

Le brain freeze est une douleur frontale ou temporale de courte durée, qui peut être intense. Chez les personnes sensibles, elle est provoquée par le passage d’un élément froid (solide, liquide ou gazeux) au niveau du palais et/ou de la paroi postérieure du pharynx.

Ce changement brusque de température provoque une vasoconstriction, suivie d’une vasodilatation des vaisseaux sanguins dans cette zone. Le nerf trijumeau, qui relie le visage au cerveau, interprète ce changement comme une menace thermique et envoie un « signal de douleur » au cerveau.

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Auteur: José Miguel Soriano del Castillo, Catedrático de Nutrición y Bromatología del Departamento de Medicina Preventiva y Salud Pública, Universitat de València