Plutôt que de se focaliser sur leurs préoccupations, les personnes promptes à s’endormir ont tendance à laisser divaguer leurs pensées, ce qui mène leur cerveau vers un état propice au sommeil. Une méthode que l’on peut tenter de mimer en cas de difficultés d’endormissement, grâce à un exercice appelé « brassage cognitif ».
Si vous fréquentez un tant soit peu les réseaux sociaux – peut-être en plein milieu de la nuit, quand vous n’arrivez pas à dormir, tout en vous disant que ce n’est pas la solution pour trouver le sommeil… –, vous avez probablement vu passer l’une des nombreuses vidéos qui vantent les mérites du « brassage cognitif » (« cognitive shuffling » en anglais), une méthode qui, selon ses partisans, favoriserait l’endormissement.
Le principe est de solliciter son cerveau en lui soumettant des images et des idées aléatoires, selon un protocole spécifique qui consiste à :
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choisir un mot au hasard (par exemple « cookie ») ;
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se concentrer sur la première lettre de ce mot (ici C) et énumérer une série de mots débutant par cette lettre : chat, carotte, calendrier, etc. ;
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visualiser chaque nouveau mot ;
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lorsque vous vous sentez prêt, passer à la lettre suivante (O) et renouveler le processus ;
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poursuivre avec chaque lettre du mot initial (donc, ici, O, K, I puis E) jusqu’à ce que vous soyez prêt à changer de mot ou que vous sombriez dans le sommeil.
Certes, cette méthode rencontre un certain succès sur Instagram et TikTok. Mais repose-t-elle sur des bases scientifiques ?
D’où vient cette idée ?
La technique du brassage cognitif a été popularisée voici plus d’une dizaine d’années par le chercheur canadien Luc P. Beaudoin, après la publication d’un article décrivant ce qu’il nommait « serial diverse imagining » (« visualisation diversifiée sérielle »), une méthode présentée comme facilitant l’endormissement.
L’un des exemples…
Auteur: Melinda Jackson, Associate Professor at Turner Institute for Brain and Mental Health, School of Psychological Sciences, Monash University

