Le Canard patauge en eaux troubles : un propagandiste pro-Israël et agresseur «pigiste de luxe»

Le Canard Enchaîné est une institution de la presse française. Le journal satirique est plus que centenaire, un journal libertaire fondé en 1915, en pleine Première Guerre mondiale. L’hebdomadaire était alors créé pour dénoncer la propagande de guerre, sa raison même d’exister était l’antimilitarisme et la dénonciation des puissants. À l’époque, il fallait énormément de courage pour aller à contre-courant de la censure, des discours guerriers, de «l’Union sacrée» contre l’Allemagne. Le Canard était d’ailleurs régulièrement menacé par les autorités et a fourni, au fil des décennies, d’importantes révélations journalistiques.

En 2026, le ton a bien changé. Confortablement assis sur une montagne d’argent et une histoire prestigieuse, le Canard patauge dans le sens du courant. Dernier exemple avec la boule puante lancée contre Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis : un article écrit sous pseudonyme par un sioniste exalté.

Dans son édition du 4 août, le journal accusait l’élu de bénéficier d’un emploi fictif à la RATP. Ce «scoop» vise un maire noir qui subit depuis son élection des campagnes racistes continues, et qui est membre d’un parti déjà attaqué quotidiennement dans les médias. Sur la forme, ce n’est pas très courageux de s’en prendre à un élu déjà stigmatisé plutôt qu’à des personnes à des postes vraiment dominants. Sur le fond, l’article parle d’un recrutement «sans concours» ni entretien et d’un emploi «pas très prenant», manière de dire que Bally Bagayoko bénéficiait d’un salaire sans travailler. Dans la foulée, des plaintes contre X ont été déposées par une association contre le maire de Saint-Denis, pour des soupçons d’emploi fictif et de détournement de fonds publics.

Pour l’instant, aucune enquête n’est encore annoncée et les «révélations» ont largement pris l’eau. D’abord parce que la RATP a publié un…

La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B