Je pourrais ajouter, d’exploitation, de répression, de guerre, de soumission, d’injustice, de manipulation, d’exécution… En fait pour nous occidentaux, le capitalisme a été une grande illusion, la face cachée d’une réalité beaucoup moins glamour. Comme dans tous les tours de prestidigitation et de passe-passe, le temps fait que l’on voit l’envers du décor et les fils qui le soutiennent. En occident, le capitalisme a indéniablement amélioré notre vie quotidienne, et notre existence en général. La partie visible était aussi qu’à une époque, les syndicats et le PCF avait une grande base populaire, et contrebalançait le pouvoir des capitalistes qui ne pouvaient pas faire n’importe quoi. Il y avait aussi une partie objective qui obligeait nos capitalistes à se modérer, et une partie cachée qui permettait l’accumulation de richesses.
La partie objective était l’Union Soviétique, qui représentait un contre-modèle et une alternative à notre système économique. Les capitalistes étaient obligés d’en tenir compte, car ils redoutaient une « contagion ». Ils étaient donc obligés de mettre de « l’eau dans leur vin ». La partie cachée était que pour accumuler les richesses à bas coût qui alimentaient le système, il avait fallu mettre en coupe réglée le reste de la planète, par la colonisation, des coups d’État et des guerres. Si une partie de l’occident vivait dans l’opulence, les trois-quarts de la planète vivaient dans la misère. Naïvement, l’on pensait que notre bien-être était dû au fruit de notre travail et à l’ingéniosité de nos « capitaines d’industries », ces méritants qui tiraient la France vers le haut, et une grande partie du reste du monde vers le bas !
« L’Europe est assise sur le plus grand tas de cadavres de l’histoire », cette citation d’Aimé Césaire, reflète parfaitement l’histoire du capitalisme. Le système dominant aujourd’hui sur la planète…
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Auteur: Robert GIL

