Le casse du siècle

Le 19 octobre dernier, le musée du Louvre était le théâtre d’un cambriolage spectaculaire. À l’aide d’une nacelle et sans armes, les cambrioleurs accédaient à la galerie Apollon avant de se volatiliser, sept minutes plus tard avec un butin estimé à 88 millions d’euros. Un petit film en hommage à Doudou, l’un des principaux suspects incarcéré.

Doudou est l’un des quatre suspects mis en examen, et son profil ne cesse de surprendre les commentateurs de l’évènement : on le présente tantôt comme un influenceur un peu bête, apprécié de ses voisins, manipulé par un commanditaire étranger ; tantôt comme la figure de l’ensauvagement, qui fait le pont entre les rodéos sauvages et le vol en bande organisée, entre l’incivilité et l’atteinte au patrimoine de la nation.

Pour nous, doudou est d’abord un artiste tant dans sa pratique du Y que dans sa (supposée) participation au cambriolage. Un digne représentant de « l’exception culturelle française. »

Le débat alimenté par nos confrères réactionnaires pour savoir qui des russes, des noirs ou des arabes sont le plus grand danger pour la France ne nous intéresse pas. Que les millions dérobés ne servent pas à financer la construction d’une piste de motocross à Aubervilliers, que le casse soit orchestré par les services secrets de Poutine ou des trafiquants d’art n’est pas notre question.

Voler les riches, les rois, l’État ou les empereurs, nous a toujours paru être un geste fondamentalement éthique. Le vol est en soi un geste qui refuse la propriété. Dans Inside man de Spike Lee, à la question du « pourquoi » le braqueur Dalton Russell répond : « parce que je peux ».

Comme dans toute pratique il y a des bourrins (qui tuent), des amateurs (qui se font prendre pour la caisse d’une épicerie), des professionnels (qui deviennent des personnages de cinéma) et des…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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