D’après une étude, plusieurs fabricants de pesticides auraient délibérément dissimulé des résultats défavorables de tests de toxicité de certains produits phytosanitaires aux autorités européennes. Ils savaient pourtant pertinemment leur rôle nuisible dans le développement du cerveau des enfants.
Les conclusions du rapport d’Environmental Health pourraient bien avoir l’effet d’une petite bombe dans le secteur de l’alimentation. Deux scientifiques suédois l’affirment haut et fort : plusieurs multinationales parmi lesquelles Bayer et Syngenta ont menti pour masquer la dangerosité de leurs pesticides, comme le révèle le Monde.
Une dangereuse habitude
Dans l’univers des géants industriels, les scandales se suivent et se ressemblent. La méthode est chaque fois la même : des multinationales fabriquent des produits qui rapportent énormément d’argent en se moquant des conséquences sur les êtres humains et l’environnement. Et pour maximiser les profits, ils prennent toujours soin de cacher la vérité au grand public, quitte à mentir éhontément.
Pulvérisation d’herbicides sur une rizière à L’Albufera (comarca Huerta de Valencia – València), 8 juin 1999. Source : Wikicommons
On avait déjà assisté à ce type de comportement avec l’industrie du tabac, mais aussi du côté des pétroliers qui connaissaient les effets de leurs actions sur le climat depuis plus de 50 ans. Dans la même veine, Volkswagen avait également trompé les autorités sur la propreté de ses véhicules pour pouvoir gagner plus d’argent. Cette fois-ci, ce sont des magnats des pesticides qui sont mis en cause.
Une toxicité cachée par les fabricants ?
Selon l’étude susmentionnée, certains tests concernant la toxicité de produits phytosanitaires n’auraient tout simplement pas été transmis aux pouvoirs publics européens. Ceux-ci portaient sur neuf pesticides admis sur le continent : abamectine, éthoprophos, buprofézine,…
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Auteur: Victoria Berni

