Les États-Unis ont négocié une trêve afin que l’aide humanitaire puisse être apportée à plus de sept millions de personnes, y compris des enfants, prises dans l’étau du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
La cessation initiale des hostilités était prévue pour deux semaines. Elle a été prolongée de deux semaines supplémentaires.
Les conflits armés et d’autres formes de violence ont provoqué plusieurs vagues de réfugiés internes en République démocratique du Congo (RDC).
Plus récemment, les combats entre les troupes gouvernementales et les rebelles du M23 ont piégé des millions de personnes à Goma, la principale ville de l’est du pays, et dans ses environs. Les personnes déplacées vivent dans des conditions précaires avec un accès limité à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation.
La trêve représente une intervention louable, mais, fort de mes nombreuses années de recherche sur le conflit dans l’est de la RDC, je suis convaincu que la résolution du conflit nécessite une connaissance approfondie des causes qui le nourrissent. En dépit des limites de la trêve, je soutiens que les parties en conflit devraient la considérer comme une opportunité pour explorer des solutions durables aux causes sous-jacentes du conflit. Dans l’est de la RDC, ces causes incluent une insécurité persistante due à l’action de divers acteurs tels que l’armée congolaise, de nombreux groupes armés locaux et des milices étrangères, ainsi que la persécution et la discrimination de certains groupes ethniques considérés comme des “étrangers”. Il y a également la corruption au sein de l’élite congolaise et des institutions étatiques, ainsi que l’ingérence des pays voisins dans les affaires congolaises
Une trêve temporaire dans un paysage complexe
Examinons d’abord les limites de cette trêve. Elle ne précise pas les modalités de contrôle du cessez-le-feu. Dans un…
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Auteur: Delphin R. Ntanyoma, Visiting Researcher, University of Leeds

