La jeune musicienne qui opère sous le nom de scène Lutèce Lockness a grandi – loin de Paris et de l’Écosse – dans la Petite Camargue, entre Nîmes et Montpellier, en pleine garrigue. « Autour de la maison de mes parents, il n’y a personne, hormis des sangliers et des abeilles. C’est encore chez moi dans ma tête », nous confie celle qui réside maintenant – et depuis déjà dix ans – à Bruxelles.
Sans suivre de formation classique, Lutèce Lockness se fraie dès l’enfance une voie dans la musique. Ses parents, artistes, en écoutent beaucoup et lui en communiquent le goût. Entre 6 et 11 ans, elle participe à la chorale Les P’tits Loups du jazz. De cette expérience inaugurale, qui l’amène à découvrir l’enregistrement en studio autant que le chant en public, elle garde un souvenir enthousiaste. Arrivant à l’adolescence, elle s’essaie au chant lyrique pendant un an avant de passer à la guitare.
(Photo : Baptiste Perusat.)
Sur scène, elle se glisse dans la peau velue d’un double félin imaginaire qui crée une distance et lui donne plus d’assurance.
Aujourd’hui, ayant développé une prédilection pour les instruments à cordes, elle joue de la guitare électrique, de la basse et du bouzouki irlandais – ce dernier accordé de manière
Auteur: Jérôme Provençal

