En 2025, les premières alertes face au risque d’allergies polliniques ont été lancées à la mi-février, et même s’il ne s’agit pas de l’alerte la plus précoce sur le territoire, on observe bien une tendance à des floraisons et des saisons des pollens toujours plus précoces du fait d’hivers plus doux.
Cet article propose donc un aperçu du lien entre pollens et le risque allergique, l’un des risques pour la santé humaine qui a été évalué comme étant déjà amplifié par le changement climatique, avec un haut niveau de preuve, d’après le Groupe II du GIEC.
Les allergies polliniques
Reprenons par les bases de biologie végétale. Les pollens sont l’élément mobile mâle des plantes à fleurs, généralement produits en grande quantité et dispersés par le vent. Il s’agit de grains de quelques dizaines de micromètre de diamètre, (un peu en dessous du diamètre d’un cheveu).
Chez certaines personnes, le contact ou l’inhalation du pollen peut déclencher une surréaction du système immunitaire : celui-ci interprète le pollen comme une menace alors qu’il n’en représente pas vraiment une. C’est cette hypersensibilité qui va déclencher des symptômes au niveau des zones de contact avec le pollen : les muqueuses respiratoires et oculaires, plus rarement la peau. Ces manifestations sont généralement bénignes : éternuements, larmoiements… Il s’agit de la rhinite (ou rhino-conjonctivite) allergique, qu’on appelle parfois le rhume des foins.
Une manifestation moins bénigne de l’allergie pollinique est l’asthme allergique, une affection inflammatoire des bronches en réaction à l’inhalation des pollens qui se manifeste par des troubles respiratoires, des quintes de toux, un essoufflement important en cas d’effort.
L’asthme, qui peut être lié à d’autres facteurs que le pollen (notamment la pollution atmosphérique) peut avoir un impact important sur la qualité de vie, et peut également…
Auteur: Kévin Jean

